Pôle musical et associatif Blaise Pascal
Pôle musical et associatif Blaise Pascal
Rue des Ecoles Jean Baudin
Quartier Centre Bourg
Magny-les-Hameaux
Tél. 01 61 37 09 33
Le pôle musical et associatif Blaise Pascal est un bâtiment réalisé aux normes de Haute Qualité Environnementale, auto-géré, entièrement dédié à la vie associative.
La partie musicale est composée de 4 salles de cours et d’un auditorium.
Pour la partie associative, trois salles et un office sont mises à disposition pour les activités des associations.
Quelques informations sur les noms donnés aux salles :
Les salles du Pôle musical
Erik Satie
Alfred Erik Leslie Satie, dit Erik Satie
Compositeur et pianiste français
Né à Honfleur en 1866
Décédé à Paris en 1925
Erik Satie a passé sa jeunesse entre la Normandie et Paris.
Il entre au Conservatoire de musique en 1879. Jugé sans talent par ses professeurs, il est renvoyé après deux ans et demi de cours avant d’être réadmis, fin 1885. Incapable de produire une meilleure impression sur ses professeurs, il décide de s’engager dans un régiment d’infanterie.Après quelques semaines, réalisant que l’armée n’est pas pour lui, il se fait réformer en s’exposant volontairement au froid et en attrapant une congestion pulmonaire.
En 1887, il s’installe à Montmartre et joue dans les cabarets. À cette époque commence une longue amitié avec plusieurs poètes, comme Stéphane Mallarmé, Paul Verlaine.
Il écrit de nombreuses partitions sans barre de mesure et a son propre style d’annotations sur la manière d’interpréter ses œuvres.
Très original, le « seigneur d’Arcueil" , homme au parapluie noir et au chapeau melon invente la « musique d’ameublement ». Il sera aussi l’un des premiers à utiliser et introduire le jazz en France. Son œuvre inspire encore aujourd’hui de nombreux artistes internationaux.
Quelques compositions :
"Trois Gymnopédies "(1888), "Trois Gnossiennes "(1890), "Messe des Pauvres "(1895), "Trois morceaux en forme de poires" (1903)
Miriam Makeba
Zenzile Makeba Qgwashu Nguvama, dit Miriam Makeba
Chanteuse sud-africaine
Née à Johannesburg en 1932
Décédée à Naples en 2008
Née en 1932, Zenzi, diminutif d’Uzenzile qui signifie « Tu ne dois t’en prendre qu’à toi-même », a un destin hors du commun qui commence bien tristementen prison. En effet, elle n’a que quelques jours lorsque sa mère est inculpée durant six mois pour avoir fabriqué de la bière afin de subvenir aux besoins de sa famille. Son père meurt lorsqu’elle n’a que cinq ans. En 1947, les nationalistes afrikaners gagnent les élections et plongent le peuple noir dans l’arbitraire et la violence. C’est le début de l’apartheid.
Bonne d’enfants puis laveuse de taxis, elle commence à chanter, presque par hasard dans les années 50, avec les Cuban Brothers, puis devient choriste du groupe Manhattan Brothers qui lui donne son nom de scène, Miriam.
Si elle devient très rapidement une vedette, elle se sert de son nouveau métier pour dénoncer le régime de l’apartheid. En 1956, elle écrit son plus grand succès, la chanson « Pata, Pata », avec laquelle elle fait le tour du monde. En 1959, elle est contrainte à un exil qui durera 31 ans, en raison de son apparition dans le film anti-apartheid Come Back Africa du cinéaste américain Lionel Rogosin.
Elle ne cessera de prononcer des discours anti-apartheid et d’appeler au boycott de l’Afrique du Sud devant les Nations Unies. Elle chante en zoulou, en xhosa, en tswana. Ses mélodies chantent la tolérance et la paix. Elle est devenue le symbole de la lutte anti-apartheid.
En 1966, Makeba reçoit un Grammy Award pour son disque An evening with Harry Belafonte and Miriam Makeba et devient la première Sud-Africaine à obtenir cette récompense.
Miriam Makeba est une chanteuse de nationalité sud-africaine, naturalisée guinéenne dans les années 1960, puis Algérienne en 1972, puis citoyenne d’honneur française en 1990.
Jacques Offenbach
Jacob Offenbach, dit Jacques Offenbach
Compositeur et violoncelliste allemand
Né à Cologne en 1819
Décédé à Paris en 1880
Il est le fils d’un cantor de la synagogue de Cologne originaire d’Offenbach am Main près de Francfort, d’ou le patronyme d’Offenbach obtenu par la famille vers 1810.
Le jeune Jacob, que l’on connaît mieux sous le nom de Jacques depuis sa naturalisation française, révèle très jeune ses dons pour le violoncelle, ce qui conduit son père à lui faire poursuivre ses études musicales à Paris. Offenbach étudie en 1833 le violoncelle au Conservatoire de Paris, où il est admis à titre dérogatoire à l’âge de quatorze ans, et débute parallèlement une carrière de soliste virtuose. Un an plus tard il est engagé dans des orchestres d’opéra-comique puis devient directeur musical de la Comédie Française en 1847.
En 1855, il prend la direction d’un petit théâtre qu’il baptise les Bouffes-Parisiens sur les Champs-Élysées afin qu’y soient exécutées ses propres œuvres.
Dans les années 60, il fait appel à des librettistes comme Henri Meilhac et Daniel Halévy, auteurs de textes littéraires, presque toujours en vers, complétant une œuvre musicale telle qu’un opéra, une opérette, un oratorio, une comédie musicale ou un ballet. L’opéra-bouffe français est alors né.
Jacques Offenbach apparaît comme un grand musicien qui donna ses lettres de noblesse à l’opérette, et dont l’héritage se prolonge jusqu’à nos jours avec les comédies musicales.
De ses 141 opéras, on se souviendra de :
"Orphée aux Enfers "(1858), "La Belle Hélène "(1864), "Barbe-Bleue "(1866), "La Vie parisienne "(1866) , "La Grande Duchesse de Gérolstein "(1867), "La Périchole "(1868)
Joseph Boulogne de Saint-George
Joseph Boulogne de Saint-George, dit Chevalier de Saint-George
Compositeur, violoniste, chef d’orchestre, virtuose du fleuret, chef de brigade afro-français
Né à Baillif en Guadeloupe en 1745
Décédé à Paris en 1799
Il est le fils de Georges de Bologne de Saint-George, un colon protestant d’origine néerlandaise, riche propriétaire de plantation à la Guadeloupe et d’Anne, dite, Nanon, une Afridescendante, esclave.
En 1753, alors que Joseph n’a que huit ans, Georges de Bologne décide de faire donner à son fils une éducation de jeune aristocrate et part avec lui pour la France. Quand Joseph a 13 ans, avant de repartir pour la Guadeloupe, Georges place son fils en pension chez Texier de la Boëssière, un homme de lettres et excellent maître d’armes, qui va coordonner les études du jeune Joseph et devenir son père spirituel. Saint-George reçoit ainsi l’éducation d’un chevalier français. Il devient, dès l’âge de 15 ans, un fleurettiste d’exception. En 1761, à l’âge de 16 ans, il est admis dans le corps prestigieux des gendarmes de la garde du Roi. Devenu colonel de la Légion Franche des Américains du Midi en 1792, il a sous ses ordres l’officier Alexandre Dumas, futur général de la Révolution et père de l’auteur des Trois Mousquetaires.
Mais avant toute chose, Saint-George est un musicien, violoniste virtuose, compositeur de sonates, de symphonies concertantes pour quatuor d’archets, de concertos et de comédies mêlées d’ariettes (vaudevilles). Saint-George débute avec la direction du Concert des Amateurs, l’un des orchestres les plus prestigieux de l’époque avant qu’on lui confie d’autres formations telles que le Concert Spirituel et plus tard le Concert de La « Société Olympique », l’une des fondations du Grand Orient de France. Saint-George est nommé directeur de l’Opéra royal par Louis XVI... qui devra ensuite renoncer face au refus de deux cantatrices d’être dirigées par un homme à la peau noire. Madame de Montesson, confie alors à Saint-George la direction de son théâtre privé et lui demande d’être le maître de cérémonie de son salon.
Saint-George est également l’un des familiers de Marie-Antoinette. Il devient son professeur.
« Voltaire de la musique », selon l’abbé Grégoire, « Watteau de la musique » pour La Laurencie, Saint-George aura été beaucoup plus adulé à Paris que Mozart.
Benny Goodman
Benjamin David Goodman, dit Benny Goodman ou encore « le roi du swing »
Clarinettiste et chef d’orchestre de jazz américain
Né à Chicago en 1909
Décédé à New York en 1986
C’est à l’âge de 10 ans que Benny Goodman, neuvième enfant des douze de David Gutman et Dora Grisinski, immigrants juifs, prend en main pour la première fois une clarinette. A 11 ans il intègre l’orchestre de la Kehelah Jacob Synagogue. Avec toute la détermination qu’il possède, il devient professionnel à l’âge de 14 ans, et son salaire lui permet d’aider sa famille financièrement.
Comme beaucoup de jazzmen de son époque, il part en 1923 pour Chicago, où il joue sur les bateaux naviguant sur les Grands Lacs. Puis il part pour la Californie et enfin New York ou il finira sa vie.
En 1934 il crée un big band (dissout en 1947) qui sera un des orchestres les plus populaires de « l’ère du swing ». En parallèle à son big band, Benny Goodman, excellent chef d’orchestre, dirige aussi des petites formations.
Ainsi, c’est en juillet 1935 que le Benny Goodman Trio naît, grâce à l’arrivée de Teddy Wilson. Par la suite, ce trio devient le Benny Goodman Quartet puisque Lionel Hampton se joint à eux en août 1936.
En formant ces petits groupes, Benny est un des premiers musiciens blancs à embaucher, à une époque où sévit une ségrégation raciale très sévère, des musiciens noirs, ce qui est une initiative révolutionnaire. Le premier est le pianiste Teddy Wilson en 1935 et par la suite, suivent le vibraphoniste Lionel Hampton, le guitariste Charlie Christian et le trompettiste Cootie Williams.
Le 16 janvier 1938 est la date la plus marquante de sa carrière musicale. En effet, à cette date il est le premier musicien de jazz à se produire au mythique Carnegie Hall de New York. En tant que maître des solos d’improvisation basés sur une dextérité technique remarquable et fluide, il est alors sacré « the king of swing » (le roi du swing).
Autres évènements majeurs de sa carrière, il part en 1956 pour une tournée en Asie et en 1962 il se produit en URSS. Une première dans l’histoire du jazz
Les salles du Pôle associatif
Madeleine Landais
Religieuse, 1ère présidente de l’association des « Fils d’Argent »
Née à Nantes en 1902
Décédée à Paris en 1996
Madeleine Landais naît le 3 décembre 1902 à Nantes dans une famille nombreuse.
C’est à l’âge de 29 ans qu’elle entre chez les Petites Sœurs de l’Assomption, malgré les réticences de son père et plus largement de sa famille. Toutefois, les années passant, en voyant avec quelle ardeur Madeleine se dévoue au service des malades et des plus défavorisés, apportant dans les familles sa joie de vivre et son dynamisme, sa vocation est alors acceptée de tous.
Pendant 42 ans, elle parcourt les quartiers populaires d’Amiens, Strasbourg, Mulhouse, Montrouge, Issoudun et enfin Paris au service des plus nécessiteux.
C’est en 1973 qu’elle emménage à la Solitude du Mérantais où elle y restera 23 ans.
Pour rappel, Les Petites Sœurs de l’Assomption installées au Mérantais depuis 1925 sont toutes dévouées au service des Magnycois, en particulier les infirmières qui allaient par tous les temps au chevet des malades dans le vaste territoire de Magny, sans moyen de transports en commun. C’est d’abord à vélo...puis à vélo moteur...puis en petite voiture qu’elles se déplacent. Sœur Madeleine est l’une des figures emblématiques d’un dévouement extrême et passionné envers les Magnycois. Aboutissement de cet engagement, en 1977, Sœur Madeleine crée l’association “Les Fils d’Argent” pour rassembler et pour créer du lien social. Avec son dynamisme, son sens de l’organisation et sa persévérance elle anime les premières séances mais son état de religieuse ne lui permet pas d’être présidente longtemps. Elle sera alors remplacée par M. Senoz puis par bien d’autres les années passant.
Pour des raisons de santé, Sœur Madeleine Landais est contrainte de quitter le Domaine du Mérantais pour un centre Parisien où elle décède à l’âge de 94 ans, le 21 janvier 1996. Son action est encore aujourd’hui bien vivante.
Coluche
Michel Colucci, dit Coluche
Artiste, Humoriste au grand cœur
Né à Paris en octobre 1944
Décédé sur la cote d’azur le 19 juin 1986
C’est à Paris, que Michel Colucci voit le jour au sein d’une famille originaire du nord de l’Italie ; d’une mère fleuriste et d’un père peintre en bâtiment. Michel traîne sa jeunesse en banlieue sud où, avec ses copains, il prend goût à la musique. Les études ne le passionnent pas et ne le mènent guère plus loin que le Certificat d’études primaires qu’il décroche en juin 1958. Il niera même l’avoir obtenu d’un « je ne voulais pas posséder un truc primaire ». Mais les responsabilités frappent à la porte. Michel touche alors à toutes les professions (14 au total parmi lesquelles télégraphe, photographe, garçon de café, fleuriste ou marchand de légumes).
Tout s’enchaîne très vite pour lui. Il apparaît au cinéma dans des petits rôles comme dans « Le grand bazar ». Aperçu dans plusieurs publicités, il enregistre la bande son de son premier one-man-show « Mes adieux au music-hall » avec lequel il remplit le Caf’Conc, inauguré pour l’occasion, non loin des Champs-Elysées. C’est ici qu’apparaissent pour la première fois la mythique salopette rayée bleu et blanche et les inoubliables brodequins jaunes qui feront ce personnage inoubliable dans la carrière de l’artiste.
Coluche devient incontournable. En 1986, une idée lumineuse lui traverse l’esprit. Depuis l’antenne d’Europe 1, Coluche lance un appel, passé à la postérité, aux plus démunis : « Moi je file un rencard à ceux qui n’ont plus rien » car pour lui et la troupe d’Enfoirés qu’il s’apprête à créer « aujourd’hui, on n’a plus le droit, ni d’avoir faim, ni d’avoir froid ». Homme de cœur, il lance ses Restos du même nom, chargés de collecter des denrées alimentaires pour les gens dans le besoin. Le 26 janvier, sur la première chaîne, sa grand’messe permet de récolter près de 26 millions de francs dans ce but.
Le 19 juin 1986, Michel Colucci prend sa moto pour rejoindre Cannes depuis Opio où il s’est installé. Sans motif apparent, un poids lourd stoppe net devant lui. La lumière s’éteint sous ce « Putain de camion » - comme le chantera Renaud deux ans plus tard. Aujourd’hui encore, Coluche est plus qu’un comique, c’est un homme engagé, dont les mots résonnent encore dans nos têtes malgré sa disparition.
Sean MacBride
Avocat, Homme politique, Co-fondateur d’Amnesty International
Né à Paris en 1904
Décédé à Dublin en 1988
Sean MacBride naît le 27 janvier 1904 à Paris, de Maud Gonne et de John MacBride, exilés Irlandais. En 1916, alors qu’il fait ses études au lycée Saint-Louis-de-Gonzague, il apprendra la mort de son père fusillé par les Anglais.
Il racontera : « La guerre se rapprochait de Paris, et l’on pouvait entendre le tir des canons lorsque le recteur du lycée réunit les élèves pour la lecture hebdomadaire des noms des parents et proches tués au combat. Il termina cette macabre énumération par ces mots : “ la guerre actuelle rejoint la lutte pour la libération des petites nations opprimées à travers le monde. L’Irlande est une petite nation qui a droit, elle aussi, à la liberté.
Le père de notre ami Sean MacBride a été fusillé pour avoir animé le combat de libération de son pays. ” ».
1918 voit le début de la guerre d’indépendance à laquelle il participe entre 1919 et 1921 à l’issue de laquelle le traité anglo-irlandais est signé, partageant l’île en deux parties. Refusant le principe de la partition, il rejoint le camp des combattants qui vont tenter de détruire l’État libre d’Irlande, c’est la guerre civile de 1922 à 1923. L’année qui suit son départ de l’IRA en 1936, MacBride s’inscrit au barreau et débute sa carrière d’avocat, en se spécialisant dans la défense des prisonniers politiques, en premier lieu desquels, les détenus républicains et leurs familles. Mais ses préoccupations s’élargissent aux Droits de l’homme en général, aux emprisonnements abusifs et aux mauvais traitements que doivent subir les détenus. MacBride, Vice-président de l’OCDE lors de sa constitution, apporte son concours à l’élaboration de la Convention européenne des droits de l’homme. Il y présente d’ailleurs le premier recours individuel.
En 1961 il organise la première campagne en faveur des prisonniers d’opinion. Appuyée par la presse, elle prend une dimension internationale. En juillet de la même année naît au Luxembourg Amnesty International dont il sera président en 1963. En 1973 pour le 10° anniversaire d’Amnesty il fait inclure dans les statuts l’abolition de la peine de mort. Il reçoit en 1974 le Prix Nobel de la Paix « pour toute une vie consacrée à la défense des droits de l’homme ». Il dirige le bureau international de la Paix à Genève jusqu’à la fin de sa vie le 15 janvier 1988.














